Lemondeinformatique.fr : Alors que pendant des années, Sage France est resté sur son marché historique - les logiciels de gestion pour PME - vous avez commencé à cibler les moyennes et grandes entreprises au moment même où d’autres éditeurs se sont mis à convoiter le marché des PME. Pourquoi ?
Pascal Houillon : Une fois achevés les projets liés à l’an 2000 et à l’Euro, que certaines entreprises ont vécu plus comme une contrainte que comme un véritable investissement, nous nous sommes demandés à quoi nous servions sur le marché et comment nous pouvions nous diversifier. Nous avons décidé, d’une part, d’apporter plus de valeur à nos clients avec notre offre traditionnelle, ce qui a débouché sur des solutions verticales et, d’autre part, de monter en gamme. Ce sont en fait deux axes stratégiques qui se rejoignent parce qu’au-dessous de 200 à 300 salariés, il y a peu de besoin pour des applicatifs verticaux.
Vous ne visez donc pas les petites PME avec vos offres verticales ? Leur métier a pourtant un fort impact sur leur mode de fonctionnement.
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L’Institut Sage sera officiellement lancé le 23 septembre prochain. « D’ici six à dix mois, nous espérons compter 500 chefs d’entreprises dans le réseau social, projette le président de Sage France. Nous souhaitons y accueillir des contributeurs bénéficiant d’une reconnaissance quant à leur parcours. Nous savons que de nombreux dirigeants souhaitent transmettre leurs compétences managériales ou métier. »
Pour Pascal Houillon, cet institut est une entreprise de longue haleine. Il reconnaît qu’il s’agit, pour lui, « d’un acte citoyen à titre personnel » mené en prenant appui sur Sage France. La filiale prévoit d’y consacrer un budget de 400 000 euros et deux personnes à temps plein. Quant aux intervenants réguliers, il leur faudra dégager plusieurs jours par mois pendant cinq ans, prévient le dirigeant. « Pour que cette initiative fonctionne, il faut avoir de fortes convictions. Il faut vouloir aider son pays. »
http://www.pascal-houillon.com/
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Pascal Houillon explique que de nombreux acteurs interviennent déjà en amont des opérations de rachat (banques, sociétés de conseil en fusion/acquisition…) ou, comme l’APCE (Agence pour la création d’entreprise), pour assister la création d’entreprise.
« A l’inverse, nous voulons intervenir pendant la période suivant la reprise, en créant un réseau social pour que les dirigeants échangent des expériences et des bonnes pratiques », continue Pascal Houillon. Acteurs institutionnels, réseaux d’entrepreneurs et universitaires enrichiront le contenu. Parmi les partenaires de l’Institut figure déjà le CRA, association de ‘cédants et repreneurs d’affaires’.
Au nombre des thèmes qu’il est prévu d’aborder figurent la gestion des collaborateurs, la passation de pouvoir avec l’ancien patron, ou encore la façon dont il convient d’aborder les plus gros clients… En complément du réseau social, des rencontres seront organisées sur le terrain, dans le cadre d’un tour de France.
http://www.pascal-houillon.com/
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Avec l’appui d’un réseau social où les dirigeants de PME pourront entrer en contact et s’informer des bonnes pratiques de gestion, l’Institut Sage entend soutenir le développement des entreprises françaises de taille moyenne. L’initiative sera officiellement lancée le 23 septembre sur le thème de la ‘reprise d’entreprise’.
En créant l’Institut Sage, Pascal Houillon, président de Sage France, a l’ambition d’apporter un soutien concret aux entrepreneurs, et tout particulièrement, dans un premier temps, à ceux d’entre eux qui s’engagent dans une reprise d’entreprise.
Contre toute attente, ce n’est pas du tout la promotion de l’outil informatique qui explique l’initiative de l’éditeur de logiciels de gestion. « Notre objectif est d’aider les PME françaises à se développer, affirme Pascal Houillon. Nous avons tous intérêt à ce que ces entreprises grandissent, exportent, se structurent. » Lui-même a géré plus de trente acquisitions de sociétés, en dix ans, pour le compte de la filiale française de Sage. A partir de son expérience, il s’est forgé la conviction que tout commence vraiment lorsque la transaction est signée. C’est ce qu’il explique sur son blog « Idées sur la reprise », ouvert l’an dernier.
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